Bonheur sur Terre et conquête spatiale : les sérieuses utopies de Victor Coissac (1867-1941)

10 Déc 2021

En 1916, un instituteur socialiste publie un ouvrage intitulé La Conquête de l’Espace. Convaincu que l’humanité dispose de connaissances scientifiques et techniques suffisantes pour effectuer des voyages interplanétaires, sa démonstration s’insère également dans un projet politique bien terrestre : la réalisation du bonheur par l’établissement progressif et non-violent d’une société communiste.

Né en 1867, Victor Coissac a grandi à Tulle en Corrèze dans une famille catholique très pieuse de sept enfants. Victor est envoyé à Paris à l’âge de quatorze ans, pour suivre un apprentissage de tailleur. Une fois dans la capitale, ce dernier semble préférer à cet apprentissage les cours pour adultes organisés par l’association Polytechnique . Il prépare et obtient ensuite en quelques mois le brevet élémentaire, et plus tard le brevet supérieur, probablement après un passage par l’école normale. Il devient alors instituteur et s’installe à Tours en 1889, pour y exercer ce métier jusqu’à sa retraite en 1922.

Loin du milieu rural et catholique dans lequel il a grandi, Victor Coissac acquiert des convictions anticléricales et antireligieuses. Il fréquente alors les milieux socialistes et adhère à la SFIO  en 1905 : son principal engagement sera désormais la lutte pour l’émancipation du peuple en sortant ce dernier de l’ignorance. Cependant, Coissac est conscient que si l’éducation du peuple est une condition nécessaire à son émancipation, cette dernière ne peut être menée correctement tant que subsistent les inégalités sociales et l’exploitation capitaliste. Assez peu convaincu par l’action parlementaire, il s’éloigne de la SFIO mais n’adhère pas pour autant franchement aux thèses révolutionnaires. En revanche, l’idéal coopératif lui apparaît comme étant le meilleur moyen de transformer la société : de petits groupes de prolétaires librement associés, mettant en commun leurs ressources et partageant équitablement le travail, pourraient aisément essaimer et rendre caduque le système d’exploitation. Il s’intéresse alors aux théories fouriéristes et étudie attentivement les expériences communautaires du XIXe siècle, mais aussi celles plus récentes menées par les anarchistes au début du XXe siècle, afin de comprendre leurs échecs et ne pas les reproduire. Il en vient ainsi à élaborer sa propre théorie de transformation sociale, qui sera publiée en 1917 en pleine première guerre mondiale : La Réalisation du bonheur par l’établissement graduel et pacifique du régime communiste ou la Rénovation sociale accomplie sans à-coups ni violences . S’appuyant sur de nombreuses statistiques et calculs de productivité, Coissac estime qu’en suivant sa méthode, à partir d’un premier « îlot » de quelques dizaines de personnes disposant d’un capital de départ suffisant, la France entière pourrait devenir communiste en l’espace de quatre-vingts ans. Les questions économiques et sociales ne sont pas les seules traitées dans cet ouvrage : se définissant désormais comme « socialiste anarchisant » et soucieux de combattre tout ce qui peut faire obstacle à la réalisation du bonheur, Coissac se prononce ainsi en faveur de « l’égalité absolue » entre les femmes et les hommes, ou réfléchit encore aux moyens de résoudre les conflits pacifiquement .

Il tente ensuite avec quelques camarades de commencer à mettre en œuvre de manière pratique ce projet entre 1922 et 1935, dans le cadre d’une communauté nommée l’Intégrale. L’histoire de cette expérience communautaire a notamment fait l’objet dans les années 1980 d’un livre très documenté écrit par les historiennes Diana Cooper-Richet et Jacqueline Pluet-Despatin : L’exercice du bonheur – ou comment Victor Coissac cultiva l’utopie entre les deux guerres dans sa communauté de l’Intégrale .

En parallèle de cette œuvre sociale, Victor Coissac écrit également plusieurs ouvrages traitant de sujets scientifiques. Encore dans la lignée de certains socialistes du premier XIXe siècle dits « utopiques » , il tente notamment de proposer un système cosmologique cohérent avec son idéal politique coopératif. Selon lui, l’évolution du cosmos est en effet déterminée par l’existence et les mouvements de différents types d’éléments minuscules : lorsque ces derniers restent isolés ils demeurent insignifiants, mais leur association permet en revanche la réalisation de toutes les merveilles de l’univers, de la naissance des étoiles à l’apparition de la vie . Cependant, Coissac ne se contente pas seulement d’élaborer des théories spéculatives d’explication de l’univers, il envisage aussi très sérieusement la possibilité de repousser les frontières de l’exploration de ce dernier en envoyant des humains sur d’autres planètes, comme il l’expose dans La Conquête de l’Espace .

Ouvrage de Victor Coissac, L’évolution des mondes suivi de La conquête de l’Espace, 1916

Le but de ce texte est de montrer qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques et techniques admises communément, les voyages interplanétaires dans le système solaire sont à la portée des hommes. Ainsi, de la méthode de propulsion pour s’extraire de l’attraction terrestre au moyen de revenir au sol sain et sauf, en passant par le coût et la durée des voyages ou encore l’aménagement du véhicule, tous les aspects d’un tel périple sont passés en revue. Coissac tient à se démarquer des nombreux auteurs l’ayant précédé qui ont déjà imaginé ce type de voyages : il ne s’agit pas ici de faire œuvre de fiction mais bien de science. Il se plaît alors à relever que dans les écrits de Jules Verne, « prestigieux romancier mais insuffisant astronome » figurent de nombreuses erreurs .

Coissac fait preuve d’une volonté de rigueur scientifique en cherchant à appuyer son raisonnement sur des connaissances physiques (les lois de Newton et de Kepler) et mathématiques (la géométrie des sections coniques). Il développe en appendice ses raisonnements articulant les propriétés géométriques des ellipses à partir de leur définition bifocale, et l’application dans le contexte de la loi de la gravitation de Newton, ce qui lui permet de déterminer les vitesses nécessaires au cours du voyage. Coissac se montre à la fois habile et critique vis à vis des approximations qu’il fait au cours du texte. Par exemple, la trajectoire du véhicule est en première approximation conçue comme une ellipse tangente aux orbites de la Terre et de la planète visée, avant d’être étudiée plus en détails aux points de tangences pour étudier le cas où le véhicule reste en orbite autour de la planète visée. De la même façon, Coissac mobilise des valeurs numériques, non pour leur exactitude qu’il reconnaît défaillante, mais pour l’ordre de valeur réaliste qu’elles permettent d’obtenir. Ce dernier précise bien qu’il ne s’agit pas « de préparer des voyages interplanétaires, mais seulement de démontrer la possibilité de pareils voyages et d’en indiquer les moyens » . Cela nous semble alors fondamental de souligner l’originalité d’une telle démarche, qui plus est venant d’un instituteur autodidacte, à l’heure où l’astronautique n’en était qu’à ses prémices.

Ouvrage de Victor Coissac, La conquête de l’Espace, 1916

Ouvrage de Victor Coissac, La conquête de l’Espace p.262-263

Les « pionniers » traditionnellement identifiés dans ce domaine par l’historiographie sont en effet le russe Constantin Tsiolkovski et l’américain Robert Goddard, qui développèrent chacun dans les années 1900 des systèmes de propulsion à réaction d’un point de vue théorique. Ils furent suivis à partir des années 1910 par l’ingénieur français Robert Esnault-Pelterie et dans le monde germanophone par Hermann Oberth. Si Coissac était donc contemporain de ces hommes, il ne semble pas avoir eu connaissance de leurs travaux lorsqu’il écrivit son livre . Cela n’est toutefois pas très surprenant, dans la mesure où ce n’est qu’à partir de la fin des années 1920 que la question du vol spatial commencera à être prise au sérieux et à rencontrer un véritable écho en France dans certains cercles scientifiques, en premier lieu auprès des ingénieurs . Cette partie de l’œuvre de Coissac est donc d’autant plus originale que tenter de démontrer scientifiquement la possibilité des voyages spatiaux était tout sauf une pratique savante répandue à cette époque, que ce soit à l’intérieur, en marge ou encore à l’extérieur des institutions de la science « officielle ». 

Là où la lecture de La Conquête de l’Espace devient encore plus surprenante, c’est que nombre des solutions qu’il propose sont similaires ou très proches, au moins dans leurs principes, à celles qui seront choisies par les programmes spatiaux américains et soviétiques à partir des années 1950 pour envoyer des objets puis des hommes dans l’espace et sur la Lune ! Nous mentionnerons ainsi entre autres la fusée à étages, la correction de trajectoire par des moteurs latéraux, le freinage atmosphérique ou encore plus simplement l’utilisation de la vitesse tangentielle à la trajectoire de l’orbite terrestre afin de se servir du mouvement de la Terre autour du Soleil pour se lancer vers les autres planètes.

Ouvrage de Victor Coissac, La conquête de l’Espace, 1916


Ouvrage de Victor Coissac, La conquête de l’Espace, 1916

Les relations entre l’idéal communiste coopératif de Coissac et ses projets d’exploration du système solaire ne semblent peut-être pas évidents de premier abord. Ce sont pourtant probablement les mêmes motivations politiques qui l’ont mené à écrire La Conquête de l’Espace : après avoir démontré scientifiquement la possibilité de réalisation d’un rêve de l’humanité aussi fou que les voyages interplanétaires, comment sa théorie sociale proposant d’établir sans violence une société communiste en quatre-vingts ans ne pourrait-elle être crédible ? Ce lien entre cette partie de son œuvre scientifique et ses convictions politiques nous est suggéré plus explicitement dans un roman : l’Envol , qu’il coécrit sous pseudonyme avec Charles Rouch , un conseiller municipal socialiste de Montpellier. Première partie d’un diptyque dont le deuxième volet s’intitulera Sur la Lune , l’histoire est celle d’un groupe d’amis qui, après avoir lu La Conquête de l’Espace, se trouvent convaincus des propos de son auteur et décident de mener à bien un projet d’exploration de notre satellite en suivant ses plans. Au début de leur aventure, les amis vont à la rencontre de Victor Coissac dans sa communauté de l’Intégrale, pour lui faire part de leur admiration et lui demander quelques précisions avant de se lancer dans la réalisation du projet. Le dialogue suivant est alors mis en scène, dans lequel l’ingénieur du groupe s’adresse à Coissac pour lui parler de son livre :

« – Le titre seul de ce livre m’ouvrit tout un horizon d’espérances nouvelles. C’est vous dire avec quelle avidité je le dévorai ; et, après sa lecture, je ne doutai plus de pouvoir faire de mon utopie une réalité.

– Peu de conceptions nouvelles, fit l’écrivain d’une voix calme et assurée, de visions scientifiques qui peuvent éclore dans la pensée humaine, si hardies qu’elles soient, si téméraires qu’elles paraissent, sont irréalisables dans un temps ou un autre ; avec la durée des recherches et la persévérance des chercheurs, presque toujours l’utopie d’aujourd’hui sera réalité demain.  »

De manière plus générale, cette thématique de l’utopie apparaît à plusieurs reprises dans le livre, par exemple dans l’architecture imaginée pour la base humaine du site de lancement de la fusée : une grande verrière de forme circulaire, dans laquelle les rues portent alternativement les noms de « Science », « Raison »,«Bonheur » ou encore « Justice ». Comble de l’histoire, c’est l’échec éditorial absolu de ce roman qui précipitera la chute de l’Intégrale et mettra définitivement fin à la tentative de Coissac de réaliser son utopie communiste sur Terre … 

Marcel Illidé et Lesly, L’Envol, 1934.


Marcel Illidé et Lesly, L’Envol, 1934.

 

La Conquête de l’Espace demeure largement méconnu en France encore à ce jour, mais ce texte possède toutefois depuis 1987 une historiographie ténue. Cette année-là, le journaliste et historien des sciences soviétique Serguei Golotyuk donne une première communication auprès d’une société savante de Leningrad, dont le contenu sera ensuite publié dans la revue Iz istorii aviatsii i kosmonavtiki (« De l’Histoire de l’Aviation et la Cosmonautique ») . Outre une présentation de l’ouvrage assez succincte, Golotyuk explique qu’il a identifié ce texte au hasard de recherches qu’il menait alors sur Ary Sternfeld , car le titre figure dans la bibliographie de son Initiation à la cosmonautique .  À la suite de la publication de cet article, La Conquête de l’Espace semble alors avoir suscité un petit intérêt chez des historiens des sciences soviétiques, si bien que le texte sera traduit en russe en 1989 .

L’histoire du « retour en France » du texte commence dès l’année suivante en septembre 1990, dans le métro de Moscou. L’improbable épisode nous est raconté dans un article de la revue Ciel et Espace publié en février 2003 : Jacques Villain, ingénieur en propulsion aérospatiale, se trouvait alors en mission professionnelle pour son entreprise dans une U.R.S.S. qui commençait tout juste à s’ouvrir. Alors qu’il discutait de la conquête spatiale avec un collègue, un russe s’adresse alors à eux dans un français parfait et leur demande : « Vous connaissez Victor Coissac ? C’est un pionnier français de l’astronautique. » . Le russe en question était très certainement Serguei Golotyuk, qui par un incroyable hasard trouve donc l’occasion de révéler sa découverte à un Français travaillant dans le spatial, qui écrira par ailleurs plus tard plusieurs ouvrages relatifs à l’histoire de l’astronautique. Intrigué, Jacques Villain réussit à retrouver une photocopie de l’ouvrage au CNES à son retour en France, il n’y voit pourtant que des « élucubrations » et ne se préoccupera plus de Coissac au cours des dix années suivantes. Golotyuk de son côté publie en 1992 un deuxième article sur La Conquête de L’Espace, pour une revue britannique d’astronautique donc en anglais cette fois-ci, dans lequel il reprend globalement ce qu’il écrivait en russe quelques années auparavant . Bien qu’il y conclue qu’il s’agit vraisemblablement du premier ouvrage connu écrit à l’Ouest s’attaquant aussi précisément au problème du vol spatial, cette information n’intéressa personne dans l’Ouest en question avant encore plusieurs années.

Au début des années 2000, Jacques Villain finit par se replonger dans le dossier Coissac, il découvre alors la richesse du personnage et se passionne pour son histoire. Il prend connaissance de l’article en anglais de Golotyuk, lit probablement l’ouvrage de Cooper-Richet et Pluet-Despatin, et réalise une communication au sujet de La Conquête de L’Espace lors du symposium d’histoire du congrès de l’International Academy of Astronautics qui se déroule en 2001 à Toulouse. Il donne cette dernière en compagnie de deux autres historiens américains du spatial : Frank H. Winter et Frederick I. Ordway . L’année suivante, Villain donne une autre communication lors du congrès de la même société, qui se tient cette fois à Houston . Cette dernière est spécifiquement consacrée au diptyque romanesque l’Envol et Sur la Lune. Les actes de ces congrès ne seront publiés qu’en 2010 par l’American Astronautical society . et le texte original de 1916 de La Conquête de l’Espace finira par être réédité en 2017 aux éditions Nielrow . Un colloque s’est par ailleurs tenu en Russie en 2016 avec pour thématique les « Projets sociaux des pionniers de la cosmonautique » , s’articulant précisément autour des œuvres de Tsiolkovski et de Coissac. Enfin plus récemment, en 2019, l’anniversaire des 30 ans de la traduction du texte en russe a également été l’occasion d’une communication et d’un article de la part de l’historien A.V. Khorunzhiy, revenant sur l’histoire de cette traduction .

Avant de conclure, nous rappellerons que si La Conquête de l’Espace demeure par bien des aspects un écrit tout à fait singulier, la démarche de Victor Coissac s’inscrit toutefois plus largement dans le mouvement de la « science populaire » ., dont l’astronome Camille Flammarion fut l’une des figures de proue. Grand admirateur de ce dernier et un temps membre de la Société astronomique de France, Coissac était en effet persuadé que pour le bonheur de toutes et tous, la science ne devait pas seulement rester une affaire de savants. N’ayant suscitée que peu d’intérêt de son vivant, longtemps restée oubliée après sa mort, l’œuvre de Victor Coissac a finalement subit le même sort que bien d’autres théories et expériences marginalisées car étiquetées comme « utopiques ». De nombreux travaux plus ou moins récents ont néanmoins montré tout l’intérêt d’étudier ce type de démarches, à la fois en raison de leur historicité et de la part de réel que toujours elles contiennent .

Florian Mathieu et Matthias Cléry


[1] François Vatin, « L’Association Polytechnique, éducation ou instruction ? Ou la place des sciences sociales dans la formation du peuple », Management et sciences sociales, no 3, 2007, p. 245-296.

[3] Victor Coissac, La Réalisation du bonheur par l’établissement graduel et pacifique du régime communiste ou la Rénovation sociale accomplie sans à-coups ni violences, Tours, 1917.

[5] Diana Cooper-Richet, Jacqueline Pluet-Despatin, L’exercice du bonheur – ou comment Victor Coissac cultiva l’utopie entre les deux guerres dans sa communauté de l’Intégrale, Champ Vallon, Seyssel, 1985. Nous remercions les autrices pour leurs conseils et indications concernant l’étude de l’œuvre scientifique de Coissac.

[6] Volny Fages, « Ordonner le monde, changer la société. Les systèmes cosmologiques des socialistes du premier XIXe siècle », Romantisme, 2013/1 (n°159), p. 123-134. DOI : 10.3917/rom.159.0123. URL : https://www.cairn.info/revue-romantisme-2013-1-page-123.htm

[7] Victor Coissac, L’Évolution des mondes suivi de La Conquête de L’Espace, Tours, 1916.

[8] Victor Coissac, La Conquête de l’Espace, Nielrow éditions, Dijon, 2017.

[11] Serguei Golotyuk, « Victor Coissac : a forgotten astronautical pioneer », Journal of the British Interplanetary Society, Vol. 45, pp. 291-294, 1992.

[12] Volny Fages et Jérôme Lamy, « Jean-Jacques Barré et la tradition de l’invention », Blog Humanités spatiales, mars 2021, consulté le  1er octobre 2021, url : https://humanites-spatiales.fr/jean-jacques-barre-et-la-tradition-de-linvention/

[13] Marcel Illidé et Lesly, L’Envol, Imprimerie de l’Intégrale, Puch, 1934.

[14] Jean Sagnes, Rouch Charles,  Dictionnaire biographique Le Maitron, https://maitron.fr/spip.php?article129733 

[15] Marcel Illidé et Lesly, Sur la Lune, Imprimerie de l’Intégrale, Puch, 1936.

[18] Об одной малоизвестной публикации по космонавтике: книга В.Куассака « Покорение космоса » // Из истории авиации и космонавтики. – Вып. 57. – М. : ИИЕТ АН СССР. – 1988. – С. 61-74.

[19] Mike Gruntman, « He Introduced the Word Cosmonautics. The Story Ary Sternfeld, a Forgotten Space Pioneer », Quest, 14., 2007, pp. 44-54.

[20 Ari Sternfeld, Initiation à la cosmonautique, Moscou, 1937, p. 213.

[21] Куассак В. Покорение космоса / Пер. с фр. А. Хорунжего. – ВЦП. – № С-59978. – М.: ВЦП, 27.09.1989. – 121 с.

[22] Jean-François Haït, « L’étrange monsieur Victor », Ciel et Espace, février 2003, pp. 56-59.

[26] Jacques Villain Frank H. Winter and Frederick I. Ordway, « Victor Coissac: A forgotten astraunical pioneer and contemporary of Tsiolkovsky, Esnault Pelterie and Goddard », IAC, Toulouse, 2001.

[27] Jacques Villain, « The two Coissac’s novels : l’Envol and Sur la Lune », IAC, Houston, 2002.

[28] AAS History Series, Volumes 32 et 33, San Diego, 2010.

[30] A.Y. Gerasina, A.V. Khorunzhiy, Social of the pioneers of cosmonautics : to the 100th anniversary of the publication of the works « Grief and Genius » by K.E. Tsiolkovsky and « Building habppiness » by V. Coissac,https://readings.gmik.ru/lecture/2016-SOTSIALNIE-PROEKTI-PIONEROV-KOSMONAVTIKI-K-100-LETIYU-PUBLIKATSII-RABOT-GORE-I-GENIY-KE-TSIOLKOVSKOGO-I-POSTROENIE-SCHASTYA-V-KUASSAKA

[31] A.V. Khorunzhiy, « The scientific heritage of K.E. Tsiolkovsky in a historical context : on the 30th anniversary of the translation into Russian of Victor Coissac’s book « La Conquête de L’Espace » », 54’s Scientific Readings in Memory of K.E. Tsiolkovsky, Kaluga, 2019.

[32] Bensaude-Vincent Bernadette. Camille Flammarion : prestige de la science populaire. In: Romantisme, 1989, n°65. Sciences pour tous. pp. 93-104. DOI : https://doi.org/10.3406/roman.1989.5602, www.persee.fr/doc/roman_0048-8593_1989_num_19_65_5602

[33] Michèle Riot-Sarcey, Le réel de l’utopie, Albin Michel, Paris, 1998.

Au sujet de cette association, voir notamment François Vatin, « L’Association Polytechnique, éducation ou instruction ? Ou la place des sciences sociales dans la formation du peuple », Management et sciences sociales, no 3, 2007, p. 245-296.
Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO), parti politique socialiste français, qui existe sous ce nom de 1905 à 1969.
Victor Coissac, La Réalisation du bonheur par l’établissement graduel et pacifique du régime communiste ou la Rénovation sociale accomplie sans à-coups ni violences, Tours, 1917.
Ibid., chapitre 8 et chapitre 11.
Diana Cooper-Richet, Jacqueline Pluet-Despatin, L’exercice du bonheur – ou comment Victor Coissac cultiva l’utopie entre les deux guerres dans sa communauté de l’Intégrale, Champ Vallon, Seyssel, 1985. Nous remercions les autrices pour leurs conseils et indications concernant l’étude de l’œuvre scientifique de Coissac.
Fages Volny, « Ordonner le monde, changer la société. Les systèmes cosmologiques des socialistes du premier XIXe siècle », Romantisme, 2013/1 (n°159), p. 123-134. DOI : 10.3917/rom.159.0123. URL : https://www.cairn.info/revue-romantisme-2013-1-page-123.htm.
Victor Coissac, L’Évolution des mondes suivi de La Conquête de L’Espace, Tours, 1916.
Ibid, les citations qui suivent sont extraites de la réédition de 2017 du texte original : Victor Coissac, La Conquête de l’Espace, Nielrow éditions, Dijon, 2017.
Coissac 2017, p. 110.
Ibid, p. 58.
Par exemple, il méconnaissait les équations de propulsion des fusées dans le vide élaborées par Tsiolkovski en 1903, comme le relève Serguei Golotyuk, « Victor Coissac : a forgotten astronautical pioneer », Journal of the British Interplanetary Society, Vol. 45, pp. 291-294, 1992.
Lire à ce sujet Volny Fages et Jérôme Lamy, « Jean-Jacques Barré et la tradition de l’invention », Blog Humanités spatiales, mars 2021, consulté le  1er octobre 2021, url : https://humanites-spatiales.fr/jean-jacques-barre-et-la-tradition-de-linvention/
Marcel Illidé et Lesly, L’Envol, Imprimerie de l’Intégrale, Puch, 1934.
Jean Sagnes, Rouch Charles,  Dictionnaire biographique Le Maitron, https://maitron.fr/spip.php?article129733.
Marcel Illidé et Lesly, Sur la Lune, Imprimerie de l’Intégrale, Puch, 1936.
Marcel Illidé et Lesly, 1934 p. 27.
Cooper-Richet et Pluet-Despatin 1985, p. 240.
Об одной малоизвестной публикации по космонавтике: книга В.Куассака « Покорение космоса » // Из истории авиации и космонавтики. – Вып. 57. – М. : ИИЕТ АН СССР. – 1988. – С. 61-74.
Ary Sternfeld est un autre « pionnier » de la conquête spatiale qui reste encore peu connu en occident.  Avant de réaliser l’essentiel de sa carrière scientifique en URSS, ce dernier effectua une partie de ses études à Paris et à Nancy. Lire notamment à son sujet Mike Gruntman, « He Introduced the Word Cosmonautics. The Story Ary Sternfeld, a Forgotten Space Pioneer », Quest, 14., 2007, pp. 44-54.
Ari Sternfeld, Initiation à la cosmonautique, Moscou, 1937, p. 213.
Куассак В. Покорение космоса / Пер. с фр. А. Хорунжего. – ВЦП. – № С-59978. – М.: ВЦП, 27.09.1989. – 121 с.
Jean-François Haït, « L’étrange monsieur Victor », Ciel et Espace, février 2003, pp. 56-59.
Ibid p.56.
Ibid p.56.
Golotyuk 1992, article cité.
Jacques Villain Frank H. Winter and Frederick I. Ordway, « Victor Coissac: A forgotten astraunical pioneer and contemporary of Tsiolkovsky, Esnault Pelterie and Goddard », IAC, Toulouse, 2001.
Jacques Villain, « The two Coissac’s novels : l’Envol and Sur la Lune », IAC, Houston, 2002.
AAS History Series, Volumes 32 et 33, San Diego, 2010.
Coissac 2017, op. Cit.
A.Y. Gerasina, A.V. Khorunzhiy, Social of the pioneers of cosmonautics : to the 100th anniversary of the publication of the works « Grief and Genius » by K.E. Tsiolkovsky and « Building habppiness » by V. Coissac,https://readings.gmik.ru/lecture/2016-SOTSIALNIE-PROEKTI-PIONEROV-KOSMONAVTIKI-K-100-LETIYU-PUBLIKATSII-RABOT-GORE-I-GENIY-KE-TSIOLKOVSKOGO-I-POSTROENIE-SCHASTYA-V-KUASSAKA .
JA.V. Khorunzhiy, « The scientific heritage of K.E. Tsiolkovsky in a historical context : on the 30th anniversary of the translation into Russian of Victor Coissac’s book « La Conquête de L’Espace » », 54’s Scientific Readings in Memory of K.E. Tsiolkovsky, Kaluga, 2019.
Bensaude-Vincent Bernadette. Camille Flammarion : prestige de la science populaire. In: Romantisme, 1989, n°65. Sciences pour tous. pp. 93-104. DOI : https://doi.org/10.3406/roman.1989.5602, www.persee.fr/doc/roman_0048-8593_1989_num_19_65_5602
Michèle Riot-Sarcey, Le réel de l’utopie, Albin Michel, Paris, 1998.